Les agricultrices québécoises concilient le travail et la famille


Lors de notre dernière chronique sur les agricultrices québécoises, nous avons vu qu’elles se suicident 30% moins que la moyenne des autres professions.

Vous pouvez aller relire le texte ici:

http://www.aclickforawish.org/fr/page/20100719_agricultrices

Pour elles, il a été discuté et bien cerné que la famille et la vie familiale prennent une place primordiale malgré que leur métier demande énormément de temps et de dévouement.

Au Québec, on évalue à 24 915 le nombre de femmes détenants des parts d’une entreprise agricole ou étant la conjointe d’un agriculteur. L’âge moyen des agricultrices se situe à 48 ans. (Source: MAPAQ)

La famille établie et la vie sociale active ne sont pas seulement ce qui les différencie des agriculteurs quant à leur gestion de stress, elles se démarquent aussi en prenant bien en charge leurs conditions de travail.

Selon le dossier “Les agricultrices du Québec : qui sont-elles? (3e partie)” fait par le site web L’Action.com, les agricultrices prennent les grands moyens pour s’alléger de leurs tâches de travail: “Les principaux moyens employés pour pallier la réduction du temps travaillé à la ferme par l’agricultrice ont été de répartir le travail entre les autres travailleurs (53 % des agricultrices) et d’obtenir de l’aide provenant de la famille (49 % des agricultrices). Un peu plus d’une agricultrice sur dix (13 %) a eu accès au retrait préventif de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), 27 % ont bénéficié de l’assurance-emploi alors que 71 % ont profité du Régime québécois d’assurance parentale. Les agricultrices propriétaires d’une exploitation agricole ont bénéficié dans une moins grande proportion de ces services que celles qui ne sont pas propriétaires.” Nous savons maintenant que 94% des agricultrices ont des enfants, et pour celles-là le service de garde est très important: ”Parmi les agricultrices qui ont des enfants âgés de moins de six ans, près des deux tiers (62 %) ont recours aux services d’une garderie ou d’une gardienne. Les agricultrices travaillant à temps plein utilisent ce service dans une proportion plus faible (49 %).”
Ce qu’elles préfèrent de tout: “Une offre d’horaire allégé ou variable et l’ajustement des heures de fermeture ont été jugés par une plus forte proportion de femmes comme étant les modifications les plus utiles à apporter afin de mieux adapter les services de garde aux réalités des familles agricoles.”

Il est clair maintenant que les agricultrices du Québec font attention à leur charge de travail et font en sorte que leur niveau de stress soit le mieux géré possible.

Oui, le métier de fermier est actif 365 jours par année, mais il est possible d’y gouverner son horaire selon ses besoins.

Revenez-nous pour une autre chronique dans 2 semaines: Les enfants des agriculteurs du Québec.

Par Dino Masson
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