Les agriculteurs québécois ont un taux de suicide 2 fois plus élevé que la population générale


C’est un fait totalement alarmant. Les agriculteurs québécois ont un taux de suicide 2 fois plus élevé que la population générale.

Au Canada, de 1991 à 2001, 1932 décès par suicide sont survenus aux hommes actifs occupés (20.1/100 000 personnes-années) et 428 décès par suicide chez les femmes actives occupées (5.3/100 000 personnes-années). Source “Suicide Mortality by Occupation in Canada, 1991-2001”

Selon une étude de l’Université Laval, en 2006, L’Union des producteurs agricoles (UPA) nous alerte qu’un agriculteur québécois sur deux souffre de détresse psychologique à un degré élevé.

Parmi les facteurs aggravants chez les agriculteurs, les différentes crises qui secouent l'industrie et les pertes financières qui s'ensuivent augmentent substantiellement le niveau de stress et le désespoir chez les agriculteurs. «Le problème est majeur, il est même fatal dans trop de cas. Le gouvernement doit mettre en place des mécanismes de prévention du suicide sur les fermes ainsi que trouver des solutions afin de rentabiliser l'agriculture au Québec», a indiqué le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, pêche et alimentation, M. Albert De Martin.

M. De Martin ajoute: «Selon les données disponibles, 1 agriculteur sur 2 serait en détresse psychologique et les agriculteurs québécois sont 2 fois plus susceptibles de passer à l'acte que le reste de la population en général. C'est très préoccupant!»

D’une façon générale, le risque de suicide augmente en fonction du degré de difficulté du métier exercé et de la faiblesse du salaire.

Autre que l’agriculture, aucune profession n’approche un tel niveau de stress psychologique et de désespoir.

“Briser l’isolement des cultivateurs, faire de la prévention et surtout rendre le secteur rentable. Pour y arriver, il faudra une loi musclée pour protéger les produits du Québec d’une compétition déloyale. On oblige nos cultivateurs à respecter des normes de plus en plus sévères en matière environnementale et de traçabilité. Cela fait grimper les coûts. Puis, de l’autre côté, on permet aux grossistes alimentaires d’acheter le même produit moins cher en provenance de provinces et pays où ces normes ne sont pas en vigueur. Les grossistes en alimentation achètent donc ailleurs plutôt qu’ici leurs viandes, légumes, fruits etc”, selon Ricardo Codina de www.la-vie-rurale.ca.

Nos cultivateurs vivent un stress permanent.

Pour contrer le suicide chez nos agriculteurs, l’idéal d’abord serait d’encourager la consommation locale, et les produits “Made in Québec”. Les pois mange-tout ne viennent pas seulement de la Chine, il s’en fait tout plein au Québec.

Revenez-nous lire bientôt pour une autre chronique sur les agriculteurs québécois et leur détresse psychologique.

Par Dino Masson
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