Le désespoir tue


Le désespoir n’a pas d’âge, pas de sexe, pas de classe sociale, pas de rang.

Marcel Simard, cinéaste, documentariste et producteur, avait sa manière bien à lui de faire rêver avec ses images, ses mots, sa poésie. Cet homme, doux, perçu comme un visionnaire, un chef de file, une source d’inspiration, a choisi récemment de s’enlever la vie.

La vie est le plus beau cadeau qu’il nous soit donné d’avoir.

Pourtant, la sienne, comme celle de centaines d’autres, était devenue insupportable. Au bord du gouffre, seul, il a pris cette décision, étouffé par le désespoir, rongé par la douleur. La compagnie de production Virage qu’il dirigeait a déclaré faillite le mois dernier. Avec cette disparition, c’est un monument de notre culture qui disparait, c’est un phare qui s’éteint. Ce suicide laisse un vide inexplicable.

Love-Moi, qu’il avait réalisé en 1991, parlait justement de jeunes en difficulté. Un film-choc qui est resté longtemps gravé en moi. Le petit monde d'Élourdes, son prochain film sur la détresse des enfants, prendra l’affiche… un mois après sa disparition, quelque part en avril 2010. La détresse qu’il savait si bien décrire avec son art, il la vivait si intensément qu’il a choisi de s’enlever la vie… Nous aurons une pensée toute particulière pour sa conjointe Monique Simard, elle aussi cinéaste et syndicaliste bien connue, ainsi que pour ses deux enfants.

François Tessier, producteur
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Commentaire :

 
Marcel  
(Il y a 401 semaines, 8 heures )
Vraiment triste comme histoire.

Christian  
(Il y a 401 semaines, 1 jour )
Quelle tragédie, chaque suicide en est une.
Il a marqué le monde du cinéma au Québec et son absence va nous couter beaucoup! L'intégrité de cet homme a souffert et de trop souffrir face à l'indifférence des financiers, l'a amené à en finir avec la vie.