Se sortir d’une peine amoureuse


Vous viviez dans un petit cocon, partageant avec le conjoint une complicité rassurante. Un beau jour cette personne vous quitte. Votre zone de confort est anéantie. Il ne vous reste qu’un cœur brisé et des souvenirs. Vous vous sentez seul, d’une extrême fragilité dans ce monde devenu hostile, froid, source de souffrances sans fin où le mot espoir ne signifie plus rien pour vous.

Quand on vit une peine d’amour, nous subissons parfois des frayeurs inouïes du fait de notre solitude nouvelle. Nous pouvons penser que jamais nous ne nous en sortirons et que seule la mort pourrait nous libérer de la douleur.

En guérir est tout naturel, sauf que le facteur principal de cette guérison est le temps et c’est ce dont nous souffrons le plus : le temps sans l’autre, où les souvenirs des moments passés ensemble refont surface pour mettre encore plus en évidence notre solitude pesante.

Ce «temps d’arrêt» seul est nécessaire. Durant cette période de transition, tâchez d’exprimer vos sentiments à des proches, que ce soit à des amis ou à de la parenté. Parlez de ce que vous vivez. Exprimez votre peine, votre rage, sans censure. Videz-vous. Les émotions sont une réalité organique qui ne peut être ignorée.

Nous sommes nés seuls d’un seul corps, parce que c’est naturel d’être une solitude. Nous vivons en relation avec autrui bien souvent, mais il faut savoir que c’est la qualité de notre relation de nous à nous-mêmes qui définira la qualité de nos relations avec le monde et les événements.

La chose la plus importante au monde est tout d’abord d’apprendre à vivre avec soi. Il est impératif de passer du temps seul pour se découvrir, s’apprécier, afin d’être une présence rassurante et satisfaisante pour soi-même. L’autre, le conjoint, l’amie, peu importe, n’est pas censé être un refuge pour nous. Si tel est le cas, c’est que la relation est basée sur la peur. La peur de se retrouver seul.

Lorsque nous savons vivre seul avec nous-mêmes, heureux, en étant pour soi-même une présence forte, nous sommes notre propre support. Nous sommes notre propre père, notre propre mère, notre enfant et notre ami. Sans être imbu de soi, nous comprenons tout simplement le grand danger de se mettre en état de dépendance vis-à-vis de quelqu’un d’autre.
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Commentaire :

 
Gaelle  
(Il y a 431 semaines, 2 jours )
c'est tu moi où bien nous sommes tous en dépression amoureuse? C'est bien impossible à éviter cette passe pénible!

David  
(Il y a 431 semaines, 2 jours )
ben moi je viens de finir une relation. Pas facile. Dur d'être seul. Des fois j'étouffe au point que j'ai pu envie de vivre. Mais ça passe pis ça revient. Avec le temps, qu'on dit.

nash  
(Il y a 435 semaines, 11 heures )
À la suite de la rupture, c'est le choc. La vie semble s'arrêteron focalise sur la perte bloquant toute activité. La force des sentiments vécus peut empêcher de se nourrir et de dormir. Sous le choc, on peut avoir de la difficulté à nous concentrer, ce qui cause parfois des oublis. On est comme dans un rêve, ou plutôt, un horrible cauchemar.